Ils sont seuls dans la foule, se taisent quand on parle,
se détournent quand on aime.
Tu les reconnaîtras à cet étrange sourire
Qui ressemble aux larmes ; aux ombres du regard,
A leur petite musique aux notes discordantes...
Ils portent malgré eux une blessure muette
L’absence d’un vivant, la présence d’un mort,
Une promesse trahie, un exil intérieur...
Ils n’aiment qu’en secret, ne pleurent qu’en silence.
Leur distance est défi, et leur refus prière
Bâties sur une absence, leurs maisons sont désertes.
Le monde restera en deçà de leurs rêves :
Trop lucides, ou trop lâches, ou désarmés - qu’importe...
Ils font semblant de vivre - y parviennent, parfois.
Rien ne les retiendra ;
les aimer c’est ouvrir sa porte à tous les vents.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire